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Porte de Bourgogne

Porte de Bourgogne

Bordeaux (33)

Maître d’ouvrage : Mairie de Bordeaux, Services Techniques Eclairage Public
Mises en lumière : S. Sieg Concepteur lumière
Coût total des travaux : 300 000 F TTC
Concours : Juillet 1996
Mise en service : 24 Décembre 1996

La porte de Bourgogne à Bordeaux, date du 18ème siècle, et a été édifié sur les ruines de la porte médiévale qui ouvrait l’enceinte de la ville sur la Garonne. Cet édifice composé d’une porte Romaine avec une arcade centrale et encadré d’ordres Grecs a une composition claire, agrémentée de l’ordre le plus simple, l’ordre Dorique. Cette construction par sa nature et son emplacement, demeure un symbole d’accueil, d’entrée, de limite… Cet esprit domine le lieu et c’est ce qu’il était intéressant de mettre en valeur la nuit.
La porte, symbole d’ouverture, de passage, est un lieu de transition, d’un espace vers un autre.
La façade côté Pont de Pierre, crée le lien entre le fleuve, avec ses rythmes horizontaux, sa linéarité, sa composition liquide, et le centre-ville qui lui regorge de rythmes verticaux, d’espaces solides et denses. Ce côté visible de loin, est traité à l’échelle de l’automobiliste, sur toute sa hauteur pour qu’il puisse l’identifier rapidement, puis dans sa masse pour qu’il repère la Place, carrefour stratégique. Le vide central de l’arcade, impraticable par les automobilistes, reste sombre pour établir un contraste avec le plein éclairé et le mettre en valeur. Les extrémités latérales de la porte restent sombres, pour créer le contraste inverse, et attirer ainsi les regards vers la clarté naissante, dispensée par les luminaires du Cours V. Hugo qui se dessine derrière.
L’idée se prolonge sur l’entablement par la mise en valeur des éléments essentiels de l’ornementation Grecque, qui rythment l’ensemble.
Enfin sur l’attique, couronnement de l’édifice, les verticales poursuivent leur cheminement, et apportent une clarté dégradée vers le centre. Plus l’éclairage monte et plus il est recentré vers le milieu, axe essentiel de cette construction qui marque l’arcade, symbole de la porte.
L’autre façade du côté du centre-ville crée le lien inverse, entre l’urbanisation et l’espace vide et liquide. Le traitement lumineux traduit donc des rythmes horizontaux, des sensations de flou et de froid pour introduire le fleuve, la sortie. Il est composé de lignes horizontales signalant les limites de l’édifice à l’échelle du piéton, où s’ouvrent les passages qu’ils sont les seuls à emprunter dans ce sens. La mise en lumière ne dégage pas une masse trop écrasante pour le promeneur, mais suggère des lignes, pour qu’il puisse l’appréhender avec assurance et curiosité.
Ces deux façades représentent une entrée et une sortie ; elles reçoivent des traitements différents mais complémentaires, opposés dans l’esprit mais qui se rejoignent dans leur but, marquer la porte et le passage.